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Vie douce

  • Photo du rédacteur: Olga BLEIZ
    Olga BLEIZ
  • 1 avr. 2024
  • 2 min de lecture

Ce matin, j’avais rendez-vous avec un partenaire professionnel que je n’apprécie pas. C’est un homme compétent mais aussi lunatique - prêt à tailler mon travail sans aucun esprit de collaboration, me reprochant de ne pas faire des tâches qui n’ont pourtant rien à voir avec mes missions. 

Voilà deux jours que je mangeais trop, comme pour diluer ma crainte dans mon ventre au milieu de tous ces machouillis de repas copieux. Je me suis dit “comment vais-je gérer cette entrevue ?”. Cependant, entre-temps, mon attention a été sollicitée en urgence sur la situation critique d’une autre personne accompagnée. J’ai dû débloquer des solutions avec rapidité. Et c’est ainsi que sans rien avoir à faire, ce matin, l’inquiétude du rendez-vous avec le tortionnaire m’avait quitté.

A mon grand étonnement, ce rendez-vous fût d’ailleurs d’une incroyable douceur. Il a été courtois, poli, coopérant et co-construisant. Je suis reparti de son bureau abasourdie. C’est toujours quand on cohabite avec l’épée de Damoclès sur la tête qu’on remercie le monde qu’elle reste suspendue en l’air.

Je suis de plus en plus étonnée par la vie. Parfois on pense, à cause d’une enfance houleuse ou d’un enchaînement sans fin de scénarios catastrophes, que les choses qui semblent simples vont devenir compliquées, que les événements qui se passent bien seront rapidement contrebalancés par des nouvelles histoires atroces, comme pour rétablir l’ordre habituel de la négativité.

Ces dernières années me montrent le contraire. Je constate que les mauvais évènements provoquent statistiquement bien plus de fins heureuses que je ne le pensais. Les situations tendues se résolvent grâce à des remèdes que je n’avais même pas envisagés au moment où ça m’est tombé dessus. A contrario, les éléments que j’idéalisais dans ma vie ont montré avec les mois, les années, leurs lots de fêlures. 

Si on accepte de le voir d’un autre angle, le temps montre qu’il est à lui-même, une solution. Il apporte, avec ses tours de pendule, de la sérénité. Du recul. Alors peu à peu j’apprends à relativiser, je pose sur la table ma paire de lunettes à filtre pessimiste pour voir la vie avec des yeux nouveaux et légers. 

Faire confiance au temps

Qui parfois, comme un pansement

Colmate les trous béants. 


Olga




 
 
 

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